Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

La nuit, les étoiles..

Je respire leur odeur, les pas devant moi,
les cailloux lancés sur un gazon abîmé.

Je respire les senteurs, leurs rires désolés,

les gouttes de pluie s’écrasant sur leur nez.

Je respire les peurs, leurs mots devant moi

attelé à leur cœur un cheval qui bascule.     

Je respire leurs pleurs, les douces ritournelles

envolées dans les airs de minuscules bulles.

Je respire le bonheur, leurs voix solennelles

les arbres haut-perchés qu’ils essaient de grimper.

 

Ils inspirent, expirent avec moi

Sur leur petit nuage, la sage atmosphère
Ils inspirent, expirent tout bas

Avec leur ventre, ils respirent avec moi

 

Je respire leur âme, les pages qu’ils tournent,

les danses improvisées sur un trottoir doré.

Je respire les drames, la peau de leur visage,

les lettres cachées dans un tiroir agacé.

Je respire les armes, la fatigue d’aimer,

la virgule qui nage en bas de la page.

Je respire le vacarme, les marques de maquillage

la couverture endormie dans un coin de leur lit.

Je respire le charme, les chemins empruntés,

leurs drôles de petites bêtes le soir imaginées.

 

Ils inspirent, expirent pour moi

Sur leur petit nuage, un fil imaginaire

Ils inspirent, expirent tout bas

Avec leur ventre, ils respirent pour moi

 

Je respire, pire…

J’inspire, j’expire

Je m’inspire

J’aspire, je souffle, je soupire

Je suis vivante

Leur air je siffle

Leur air je respire

Je respire

Je respire les costumes, les plumes,

Je respire les agrumes, les rhumes, 

hume l'écume

du parfum apaisant, je m’inspire

Je respire
Je hume
Leur air je siffle
Leur air je respire
Je suis vivante
Je respire

 

 

 


A ses balbutiements

J’ai posé dans ses mains de la délivrance

Et j’y ai pris de sa présence

Essentiellement

J’ai posé dans ses yeux de la couleur

Et j’y ai pris de sa fraîcheur

Evidemment

Puis je suis partie en milieu de phrase


A ses mots, j’ai pris sa main

On est descendu en bas de la page

Pour s’amuser de ses mains sages

Amoureusement

De ses mains sages

 

Petit être venait tout juste de naître 
et n’a pas eu le temps de crier
J’ouvre ma fenêtre
Je me laisse pleurer
Il venait tout juste de naître 
Il n’a pas eu le temps de cligner
ses yeux se sont refermés
Petit être

Elle venait tout juste de naître
Maman
Elle, elle
Elle s’est asphyxiée

Textes

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus